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25 juin 2022

"Je tue les enfants français dans les jardin" de Marie Neuser

     


[CHRONIQUE "Je tue les enfants français dans les jardin" de Marie Neuser

Coucou Les Loulous, avec Le Bibou on vous poste une chronique !
Note : 4/5

Année de parution : 11/09/2014
Nombre de pages : 160
Temps de lecture : /
ISBN/EAN : 9782266238427
Éditions : Pocket

***Résumé (quatrième de couverture) :***

Lisa, jeune professeur d'italien, se rend chaque jour au collège comme on va à la guerre, avec, en guise d'armée ennemie, les élèves. Au fond de la classe, les garçons se disputent le rôle de commandant en chef en rivalisant d'insultes et de menaces. Du côté des filles, ce n'est guère plus apaisé : comment faire comprendre à une gamine de douze ans qu'elle ne doit pas se prostituer, même pour se payer des vêtements de marque ? Seule solution pour survivre sur ce champ de bataille où règne la loi du plus fort, se forger une carapace, en attendant son heure... l'heure de la contre-attaque.

*** Quelques mots sur l'auteure ***

Marie Neuser a fait des études à la Fac d'italien à Aix-en-Provence d'où elle sort en 1995 avec l'Agrégation.

Elle s'installe à Marseille en 1995 où elle vient tout juste d'être nommée. Elle enseigne alors au lycée Saint-Exupéry, puis deux ans dans un collège difficile, avant d'obtenir un poste fixe au lycée Victor Hugo, où elle enseigne non seulement l'italien mais aussi le théâtre.

En qualité de vacataire, elle donne des cours à l'Université de Provence en traduction et littérature, pendant trois ans.

Marie Neuser a aussi étudié l'espagnol, le portugais avant de s'attaquer aujourd'hui au japonais. Ce qui ne l'empêche pas de s'intéresse également beaucoup à la criminologie.

Elle est l'auteur de "Je tue les enfants français dans les jardins" (L'Ecailler, 2011), qui s'inspire de son expérience de professeur au collège, repris chez Pocket en 2014, et "Un petit jouet mécanique" (L'Ecailler, 2012).


"Je tue les enfants français dans les jardins" a été nominé pour les prix littéraires suivants : Prix de Villeneuve-lès-Avignon, 2012 ; Grand Prix de la Littérature Policière, 2012 ; Prix SNCF du Polar, 2012 ; Prix du Goéland Masqué (Penmarc'h), 2012; 2 e au Grand Prix de Littérature policière, 2012 ; Prix du Concierge masqué, 2013.

Marie Neuser a été lauréate du 10 e Prix littéraire des lycéens et apprentis PACA en 2014 pour "Un petit jouet mécanique".

"Prendre Lily", son troisième roman, paraît en 2015 chez Fleuve Editions.

Marie Neuser vit depuis vingt ans avec le chanteur d'Elektrolux. [Source_Babelio]

***Maintenant, place au livre !***

Coucou Les Loulous, avec Le Bibou on vous poste une longue chronique !
Comment peut-on laisser faire de telles choses ? Comment faire pour se rendre compte des inepties de certains lieux quant à l’éducation ?
Accrochez vos ceintures, ça décoiffe ! Marie Neuser nous entraîne dans les tréfonds d’un collège marseillais (loin des quartiers nord hein, qu’on s’entende bien) où plus aucune autorité ne fait loi, plus aucun respect envers personne.
Nous suivons Lisa jeune enseignante, des rêves de transmission plein la tête et un idéal d’enseignement en ligne de mire. Mais c’est sans compter sur la population à qui elle enseigne ! Ces ados-là sont horribles, violents, sans respect aucun et d’une médiocrité à faire peur !
Lisa s’enfonce peu à peu dans cette folie qui l’enferme, mais il est hors de question qu’elle renonce, hors de question qu’elle baisse la tête !
Marie Neuser nous dépeint là, de manière cynique, déjantée et à l’aide d’un humour noir à souhait tout ce que certains enseignants pensent tout bas. Elle, elle ose ! Elle le crie haut et fort ! Peut-être que ce livre, s’il transite par des mains appropriées, permettra de lever le voile sur cette population où les parents ont démissionné parce que c’est trop difficile de se soulever face à UN enfant. Où les enfants, adolescents ont pris le dessus et n’ont plus de repères, n’ont plus de crainte, plus de foi, plus de loi si ce n’est celle du plus fort…
Alors oui, nous sommes dans une fiction. Poussée à l’extrême, mais on en prend plein la gueule, il faut le dire…
Cette histoire est addictive ! c'est fluide, envoûtant et tranchant ! Elle dénonce à la manière d’une chanson douce et lancinante la descente aux enfers d’une enseignante qui n’a pas encore dit son dernier mot… Alors laissons-la jouer et embarquons dans ce train d’enfer…
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est ce cynisme, cette liberté de dénonciation qui permet la réflexion. Les nombreuses références littéraires et ce monde que l’on pourrait souhaiter calme et tendre.
Elle nous fait toucher du doigt les bons côtés de l’enseignement, cette passion qui anime la plupart des professeurs, s’ils n’ont pas abandonné.

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