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22 sept. 2022

"Du domaine des murmures" de Carole Martinez

      


[CHRONIQUE "Du domaine des murmures" de Carole Martinez

Les Loulous, je lis avec un retard assumé ce roman, prix Goncourt des lycéens 2011 et au moins neuf fois primé. Je pensais m'éclater et une fois de plus, je suis partagée...
Note : 3/5

Année de parution : 28/02/2013
Nombre de pages : 240
Temps de lecture : /
ISBN/EAN : 9782070450497
Éditions : Folio 

***Résumé (quatrième de couverture) :***

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.

*** Quelques mots sur l'auteure ***

Carole Martinez est une auteure française.

Ancienne comédienne, elle est professeure de français à Issy-les-Moulineaux lorsqu’en 2005 elle prend un congé parental et se décide d’"écrire quelque chose qui soit entre le conte et le roman". Pour cela, elle s'inspire des histoires que sa grand-mère lui racontait autrefois.

Son premier roman, "Le cœur cousu", sort en février 2007. Le lancement est timide, et ce sont finalement les lecteurs, à travers le Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs notamment - décerné par un jury de jeunes lecteurs -, qui vont porter ce splendide roman à bout de bras, et lui apporter la reconnaissance qu’il mérite.

Le roman reçoit par la suite neuf prix littéraires, dont Prix Renaudot des lycéens 2007, Prix Ulysse de la première œuvre...

En 2011, elle publie "Du domaine des murmures" qui remporte un succès critique et public, il est récompensé par le Goncourt des lycéens. Son récit prend vie au Moyen-Âge en Franche-Comté, au sein du château de Hautepierre aussi l'ouvrage reçoit en 2012 le prix Marcel Aymé décerné par le conseil régional de Franche-comté.

Carole Martinez signe en 2015 "La terre qui penche" le troisième volet d’une trilogie romanesque inaugurée avec "Du domaine des murmures" (prix Ouest France Étonnants Voyageurs, un prix pour lequel elle est devenu membre du jury).

Scénariste BD, elle publie la série "Bouche d’ombre" chez Casterman (illustrations de Maud Begon) dont les deux premiers tomes sortent en 2014, le troisième en 2017 et le dernier en 2019.

En 2017, elle publie une bande dessinée qui revisite l'histoire de "La Belle et la Bête" en collaboration avec Violaine Leroy. En 2020, elle publie chez Gallimard "Les roses fauves". [Source_Babelio]

***Maintenant, place au livre !***

Les Loulous, je lis avec un retard assumé ce roman, prix Goncourt des lycéens 2011 et au moins neuf fois primé. Je pensais m'éclater et une fois de plus, je suis partagée... Oui, oui, je sais bon sang, je sais Le Bibou me le rabâche encore et encore, mais je suis comme je suis, non ?

Esclarmonde est une jeune femme au XIIème siècle, son père arrange son mariage. Mais voilà, la mistinguette ne veut pas s'unir à Lothaire de Montfaucon, jeune homme qui court la pucelle pour la déflorer dans les bois avec violence ! Alors Esclarmonde, va demander à son père, en se coupant une oreille, le jour de ses noces, de lui faire construire un tombeau dans lequel elle vivra recluse comme Sainte-Agnès avant elle. Neuf mois plus tard, un véritable miracle, un enfant naît avec les stigmates du Christ !

Les Loulous, à première vue, c'est tentant. A deuxième vue, une fois plongé dans le roman, l'écriture est magnifique. La beauté des verbes est telle que le fond de l'histoire importe peu. Les descriptions sont envoûtantes, les états de conscience hallucinants, bref, c'est hyper bien écrit.

Mais cette histoire est somme toute très glauque, elle colle parfaitement à l'histoire. Elle suscite chez nous des élans de révoltes et aussi des ardeurs de compassion. Mais, oui, il fallait bien un mais... Esclarmonde vît dans une tombe aux frontières entre le vivant et la mort. Elle est investi par la grâce de Dieu ou elle sombre dans une folie. Mais en même temps, il y a de ces longueurs mon ami ! Je ne vous dis que ça. « Allez, elle est encore repartie dans son délire ! Eh bien mes aïeux ! » Le Bibou n'y est pas allé de main morte.

Bon pour faire simple ce roman : on l'aime parce que c'est beau, c'est bien décrit, on s'attache quelque peu au personnage d'Esclarmonde et à sa condition. On n'aime pas les longueurs, la vision globale moderne que Le Bibou et moi même avons de ce livre (Trois ans de vie de cachot ! oh). Trois années de tout à travers les visions, trois années de vide sidéral. Tout cela est très (trop) contemplatif pour nous.

Qu'en avez-vous pensé ? 

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