[BREVE DE LECTURE] Eh bien Les Loulous voilà un livre qui porte à réflexion !
Note : 2,5/5
Année de parution : 16/04/2020
Nombre de pages : 480
Temps de lecture : /
ISBN/EAN : 9782072892653
Éditions : Folio
***Résumé (quatrième de couverture) :***
"Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : "Es muss sein !" Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli."
−−−−−−
Plus que les autres romans de Kundera, celui-ci est un roman d'amour. Tereza est jalouse. Sa jalousie, domptée le jour, se réveille la nuit, déguisée en rêves qui sont en fait des poèmes sur la mort. Sur son long chemin, la jeune femme est accompagnée car son mari, Tomas, mi don-Juan, mi-Tristan, déchiré entre son amour pour elle et ses tentations libertines insurmontables.
Le destin de Sabina, une des maîtresses de Tomas, étend le tissus du roman au monde entier. Intelligente, sentimentale, elle quitte Franz, son grand amour genevois, et court après sa liberté, d'Europe en Amérique, pour ne trouver, à la fin que « l'insoutenable légèreté de l'être ».
En effet, quelle qualité − de la gravité ou de la légèreté − correspond le mieux à la condition humaine ? Et où s'arrête le sérieux pour céder la place au frivole, et réciproquement ? Avec son art du paradoxe, Kundera pose ces questions à travers un texte composé à partir de quelques données simples mais qui s'enrichissent constamment de nouvelles nuances, dans un jeu de variations où s'unissent récit, rêve et réflexion, prose et poésie, histoire récente et ancienne. Jamais, peut-être, chez Kundera, la gravité et la désinvolture n'ont été unies comme dans ce texte. La mort ici, a un visage double : celui d'une douce tristesse onirique et celui d'une cruelle farce noire.
Car ce roman est aussi une méditation sur la mort : celle des individus mais, en outre, celle, possible, de notre vieille Europe.
(Quatrième de couverture de l'édition Gallimard 1984)
*** Quelques mots sur l'auteur ***
Milan Kundera est un écrivain et dramaturge tchèque naturalisé français
Son premier livre, "L'Homme, ce vaste jardin" en 1953, est un recueil de poèmes lyriques dans lequel Kundera essaie d'adopter une attitude critique face à la littérature dite de « réalisme socialiste », mais ne le fait qu'en se positionnant du point de vue marxiste.
En 1955, il publie "Le Dernier Mai", une pièce de théâtre politique consistant en un hommage à Julius Fučík, un héros de la résistance communiste contre l'occupation de l'Allemagne nazie en Tchécoslovaquie pendant la Seconde Guerre mondiale.
Milan Kundera publie, en 1957, ses premiers recueils de poèmes. Il a été parmi les réformateurs tchèques qui, en 1968, ont cru pouvoir réformer le communisme de l’intérieur. "La Plaisanterie" et "Risibles amours" incarnent avec force le souffle de liberté qui s'exprime lors du Printemps de Prague, auquel il participe activement. Il reçoit le prix Médicis étranger en 1973 pour "La vie est ailleurs".
Déchu de sa nationalité tchèque, la France lui réserve un accueil chaleureux et il devient enseignant à l’université de Rennes et à l’EHESS de Paris. Il obtient la nationalité française en 1981. En 1984, il publie ce qui est considéré comme son œuvre majeure : "L'Insoutenable légèreté de l'être". Il y poursuit sa réflexion sur l'illusion et la condition humaine, ainsi que sur l'éternel retour nietzschéen. Cet ouvrage contient également sa définition personnelle du kitsch. Il commence désormais à écrire ses romans en français ("La Lenteur", 1995 ; "L'Identité", 1998 ; "L'Ignorance", 2003 ; "La Fête de l'insignifiance", 2014).
Analyste de son propre travail, mais surtout réfléchissant sur le roman européen (en particulier chez Rabelais et chez Kafka), mais aussi sur la musique, Milan Kundera signe plusieurs écrits théoriques comme "L'Art du roman", "Les Testaments trahis" (prix Jérusalem en 1985, prix Aujourd'hui en 1993), "Le Rideau" ou "Une rencontre". Le 24 mars 2011, l'auteur de "L'Immortalité" voit ses œuvres complètes publiées dans La Bibliothèque de la Pléiade. Il est un des rares écrivains à y faire son entrée de son vivant. Par ailleurs, son nom a été plusieurs fois cité sur les listes du prix Nobel de littérature.
Kundera a été beaucoup influencé par ce qu'il appelle "le grand roman d'Europe Centrale".
Il retrouve la citoyenneté de la République tchèque en novembre 2019. [Source_Babelio]
***Maintenant, place au livre !***
Eh bien Les Loulous voilà un livre qui porte à réflexion !
Je n'ai pas aimé "woaw", mais ne n'ai pas pas aimé ! Ce qui m'a plu ? l'analyse des émotions, des sentiments et la dualité positive / négative. Les personnages que sont Tereza, Tomas, Sabina et Franz. Les réflexions qu'apportent les écrits de Kundera sont fortes. C'est bouleversant même ! On se rend compte que l'on est complètement chamboulé et que l'on passe par un gros panel de sentiments !
Ce qui m'a un peu gonflé ? Les allers-retours style vision de l'un, vision de l'autre.
Donc, j'ai le derrière entre deux chaises ! (Je ne tomberai pas 😜)
Je ne sais pas si ses autres livres sont de la même trempe mais je vais bien trouver un autre titre pour pencher d'un côté ou de l'autre...
Avez-vous des titres à me proposer ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire