[CHRONIQUE] Salut Les Loulous, avec Le Bibou, nous nous sommes plongés dans ce roman "La maison rouge" de Roz Watkins. Un peu bizarre, un peu flippant, un peu...
Nous voilà aux côtés de Eve, ou Célestine Flowers pour ceux qui la connaissent d'avant. Oui, elle a changé de nom, de vie parce que ... C'est la petite fille de la maison rouge là où se trouvaient tant de malheurs. Trois meurtres, un garçon dans le coma, une maison entourée de sang... La maison rouge est un jeu vidéo autant qu'une scène de crime. Ah ça donne le ton hein ?!
Je dois avouer qu'au début j'étais sceptique. Je ne comprenais pas trop où je partais. La mise en place de l'histoire est un peu lente, un peu en pagaille... On découvre la vie de Eve, ce qui l'entoure mais ça reste un peu floue et mystérieux. Et puis petit à petit, le personnage principal, Eve, m'a accroché avec son histoire, ses tourments, sa prosopagnosie (déficit en reconnaissance de visage, elle ne reconnaît pas les gens, même ceux de sa famille ! Vous imaginez un peu la galère au quotidien ?), ses sentiments, sa quête de savoir... et à partir de là, je me suis plongé à corps perdu dans ce thriller psychologique. Le Bibou n'étant pas en reste, il découvrait avant moi les twists et les découvertes ! Oui, il s'est pourléché les babines !
L'écriture de Roz Watkins, que nous découvrons, est accrocheuse, voire addictive dans les moments de tension. On va de découvertes en surprises. On remonte le fil de l'histoire comme un puzzle. Cette histoire est parsemée de petits cailloux, étalés sur une vingtaine d'années. On perçoit un à un les souvenirs de Célestine, qui ont disparu avec le choc, et qui réapparaissent au fil du récit grâce aux différentes découvertes qu'elle fait et que nous faisons. Lentement, on recolle les fils, on calcule les trajectoires, on tire les bouts de ficelles, on déroule la bobine et on fait des activités manuelles. Et puis on se rend compte que les pages se tournent rapidement, que le temps court vite et que nous ne pouvons (voulons) pas poser le livre. On est là, attentiste de la suite. On veut avancer et découvrir ce qui se passe ensuite.
Oui c'est un thriller, oui c'est lent ou rapide, au choix ! C'est branché sur courant alternatif en réalité... Il y a des moments où les phases de descriptions sont longues et limite fastidieuses et d'autres moments narratifs et dialogues où ça valdingue rapidement. Mais franchement ça colle parfaitement à l'histoire. Du moins, j'ai trouvé que ça apportait de la tension supplémentaire bien que ce soit un peu lent à mon goût, mais je pense voir où voulait en venir l'auteure.
Je me suis fait surprendre par le dénouement et pour ça, je dis chapeau. Je ne l'ai pas vu venir et ça j'adore ! J'ai aimé cette histoire, oui, j'ai apprécié l'écriture immersive, les tours de passe-passe, le rythme (quand c'est rapide ou en tension) et les émotions telles que la peur que l'on ressent à fleur de peau, la culpabilité d'Eve, l'espoir qui l'anime, la clémence qu'elle accorde ou l'horreur de certaines situations. L'auteure nous fait entrer dans son récit grâce à l'alternance de plusieurs protagonistes. Certes Eve, mais quelques autres qui ont toute leur importance, à la manière d'un roman choral. J'ai apprécié découvrir ces personnages secondaires qui habillent le roman avec habileté. C'est angoissant et grisant.
Un thriller qui change un peu des codes que l'on connaît. C'est rafraîchissant et ça fait du bien. Je ne pensais pas me régler autant, mais je dois l'avouer, "La maison rouge" a fait mouche ! Je vous le recommande bien sincèrement. Pour la curiosité, pour la découverte et pour l'écriture. Bisous les Loulous !
Je remercie Henri des éditions H&O pour sa confiance. Et oui, vous pouvez souffler 



SP : ebook offert, chronique non rémunérée.
**************************************************************************
Note : 4,5/5
Année de parution : 19/05/2026
Nombre de pages : 480
Temps de lecture : /
ISBN/EAN : 9782845475199
Éditions : H&O
***Résumé (quatrième de couverture) :***
Quand j’avais cinq ans, je m’appelais Célestine Flowers. Oui, je suis celle qui s’est enfuie de la Maison Rouge, la fameuse fillette aux serpents. Oui, j’ai été témoin du massacre de mes parents, et c’est moi qui ai désigné Joseph, mon propre frère, à la police.
Mais vingt ans se sont écoulés depuis ces événements tragiques et, aujourd’hui, je fais tout pour vivre une vie normale : j’ai déménagé et changé de nom, je travaille à mi-temps dans une librairie. Mon plus gros souci, c’est ma prosopagnosie, une incapacité à reconnaître les visages qui me contraint à vivre dans une certaine solitude. Ma grand-mère, Peggy, est ma meilleure amie, c’est elle qui s’occupe de mon frère plongé dans le coma depuis cette fameuse nuit.
Or, aujourd’hui, tout semble concourir à faire voler en éclat ce que j’ai mis tant de temps à construire. Pour pouvoir retrouver ma tranquillité, je vais devoir prendre des décisions terribles, plonger dans mon passé et revenir à la Maison Rouge.
Alors, vais-je devoir risquer ma vie pour pouvoir vivre comme je l’entends ?
*** Quelques mots sur l'auteure ***
Roz Watkins est l’autrice de la série policière « Inspecteur Meg Dalton » et de La Maison Rouge. Son premier livre, The Devil’s Dice, a été nominé pour le CWA Debut Dagger Award et a été élu « livre policier du mois » par le Times ; il a également été sélectionné pour la télévision. Roz vit actuellement en Cornouailles et est boursière du Royal Literary Fund, pour lequel elle accompagne des étudiants en écriture à l’Université d’Exeter à Penryn. Elle passe le plus clair de son temps à se faire commander par deux chats très exigeants et aime se promener sur la côte à la recherche de lieux de meurtres.
Avant de se consacrer à l’écriture, Roz était associée dans un cabinet de conseils en propriété industrielle à Derby ! Elle est également hypnothérapeute et dresseuse d’animaux, ce qui lui offre un terrain fertile pour imaginer des meurtres créatifs.
Elle vit désormais dans la charmante ville de Falmouth, à deux pas de la mer, mais résidait auparavant aux abords du Peak District, où se déroulent ses quatre premiers romans. [Source_Babelio]






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire