[CHRONIQUE] Eh coucou Les Loulous ! Avec Le Bibou, on vient de terminer « La Secte » de Nicolas Feuz et autant vous dire qu’on n’est pas ressortis totalement indemnes de cette lecture !
On plonge ici dans une histoire qui mêle thriller, huis clos, montagne et surtout… une secte dont les ramifications vont nous faire remonter dans un passé particulièrement sombre. Et clairement, dès les premières pages, Nicolas Feuz installe une ambiance qui met doucement, mais sûrement, mal à l’aise.
L’histoire se déroule notamment dans les Alpes suisses, dans un environnement isolé où la montagne prend presque autant de place que les personnages. Et vous le savez, un groupe de personnes coincé dans un endroit isolé, avec des secrets, des tensions et des événements de plus en plus inquiétants… forcément, ça sent les ennuis à plein nez !
Nous allons notamment suivre Ana Bartomeu, que l’on retrouve après « Le Philatéliste ». Et même si je n’ai pas lu le premier tome, cela ne m’a pas empêchée de suivre l’histoire. Ana est un personnage que j’ai trouvé intéressant, notamment parce qu’elle est loin d’être une héroïne parfaitement lisse et sûre d’elle. Elle a ses blessures, ses fragilités, ses doutes, et cela donne finalement beaucoup de crédibilité à son parcours.
Et puis il y a ce groupe réuni dans un refuge de montagne.
Au départ, rien ne semble forcément extraordinaire. Mais très rapidement, l’atmosphère devient de plus en plus étrange. Les comportements interpellent, certaines informations ne collent pas vraiment et surtout, on sent qu’il y a quelque chose derrière tout ça.
Et là, la vache !
Parce que Nicolas Feuz va jouer avec nos nerfs.
Le huis clos fonctionne particulièrement bien. La montagne, la neige, l’isolement et les conditions météorologiques viennent renforcer cette impression d’enfermement. Impossible de simplement prendre la porte et de rentrer chez soi quand quelque chose commence à partir en vrille.
Et évidemment… les choses vont partir en vrille.
Le gros point fort du roman, pour moi, c’est cette façon qu’a l’auteur de mélanger une intrigue contemporaine avec des événements particulièrement sombres liés à l’histoire de l’Ordre du Temple Solaire.
Je ne vais évidemment pas vous en dire davantage parce que ce serait vous gâcher une bonne partie du plaisir de la lecture, mais j’ai trouvé intéressant la manière dont le passé vient progressivement s’immiscer dans le présent.
On sent qu’il y a énormément de choses qui se cachent derrière les apparences et, surtout, que les personnages ne nous disent pas forcément tout.
Et ça, j’aime !
On avance donc avec cette sensation permanente qu’un élément nous échappe. On cherche à comprendre, on essaie de faire des rapprochements, on soupçonne un peu tout le monde… et forcément, on se plante aussi parfois en beauté.
Le rythme est également bien maîtrisé. L’auteur prend le temps d’installer son intrigue et ses personnages avant de faire monter progressivement la tension. Ce n’est pas forcément un thriller dans lequel tout s’enchaîne à cent à l’heure dès le départ, mais personnellement, ça ne m’a pas dérangée.
Au contraire, j’ai apprécié cette montée en puissance.
Plus on avance, plus l’ambiance devient pesante et plus on se demande jusqu’où tout cela va nous emmener.
Et puis il y a cette question de la manipulation, qui est vraiment au cœur du roman. Comment peut-on amener quelqu’un à croire, à obéir, à agir contre son propre intérêt ? Jusqu’où peut aller l’emprise ? Et surtout, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à suivre une personne ou un groupe au point de perdre complètement son libre arbitre ?
Ce sont des questions qui donnent une dimension particulièrement intéressante au récit.
J’ai aussi apprécié le mélange entre fiction et éléments historiques. Cela donne au roman un petit côté particulièrement dérangeant parce que l’on sait que certaines choses auxquelles l’auteur fait référence ont réellement existé.
Et forcément, ça ajoute une petite dose de malaise supplémentaire.
Alors, est-ce que j’ai tout aimé ?
Non.
J’ai trouvé que certains passages étaient parfois un peu moins fluides et que quelques éléments de l’intrigue auraient mérité, à mon goût, d’être davantage approfondis. Certains personnages m’ont également semblé un peu en retrait alors qu’ils avaient clairement matière à prendre davantage de place.
Mais malgré ces petits bémols, j’ai passé un bon moment de lecture.
« La Secte » est un thriller qui nous entraîne dans une histoire sombre, inquiétante et plutôt bien construite, avec une ambiance de huis clos particulièrement efficace et une thématique autour de l’emprise qui fonctionne vraiment bien.
Je ne dirais pas que c’est un coup de cœur, mais j’ai apprécié me plonger dans cette histoire et surtout essayer de comprendre où Nicolas Feuz voulait nous emmener.
Et autant vous dire que certaines pistes nous font partir dans une direction… alors qu’on n’est finalement pas forcément là où on le pensait !
Bref, une lecture prenante, une ambiance bien sombre, des secrets, de la manipulation, une montagne qui devient presque un personnage à part entière et suffisamment de zones d’ombre pour nous donner envie de tourner les pages.
Pour nous, ce sera donc un joli 4/5.
Pas le petit truc qui fait le coup de cœur absolu, mais une lecture que je suis contente d’avoir découverte et que je recommande volontiers aux amateurs de thrillers psychologiques et de huis clos bien glauques.
Alors Les Loulous, qui parmi vous a déjà lu Nicolas Feuz ?
Et surtout… est-ce que vous avez déjà lu « Le Philatéliste » ?






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire