[CHRONIQUE] Eh coucou Les Loulous, avec Le Bibou, nous poursuivons notre découverte de la saga “La Passe-miroir” de Christelle Dabos et nous voilà déjà arrivés au troisième tome, “La Mémoire de Babel”.
Cette fois, sans transition, changement total de décor ! Après le Pôle et son ambiance glaciale, aristocratique et franchement pas très rassurante, Christelle Dabos nous emmène à Babel, une arche moderne, cosmopolite, ultra-connectée et fascinante. Nous avons encore une fois été embarqués dans cet univers à part !
Deux ans et sept mois se sont écoulés depuis qu’Ophélie a quitté Thorn et le Pôle pour retourner sur son arche, Anima. Deux ans et sept mois que Thorn a disparu et qu’Ophélie tente de vivre avec toutes les questions qui restent en suspens. Mais avec les révélations de « Dieu » et tout ce qu’elle a pu découvrir en étudiant le livre de Farouk, impossible pour elle de rester tranquillement dans son coin. Ophélie décide donc de partir à la recherche de Thorn et, pour cela, elle va devoir se rendre à Babel, une nouvelle fois, sous une fausse identité.
Nouvelle arche, nouvelle facette de l’univers de la Passe-miroir !
Babel est à des années-lumière du Pôle. Ici, tout tourne autour du savoir, de la connaissance, de la communication, de la technologie et surtout des apparences. Tout semble moderne, organisé, presque parfait… mais évidemment, derrière cette jolie façade, il y a quelques petites choses qui clochent ! Christelle Dabos prend vraiment le temps de nous faire découvrir son fonctionnement, son architecture, ses habitants, ses règles et ses particularités. Il y a énormément de détails et il faut parfois s’accrocher un petit peu, hein, parce que l’univers est particulièrement riche, mais une fois que nous sommes bien installés à Babel, difficile de ne pas se laisser embarquer. Les descriptions, il n’y a pas à dire, c’est la force de Christelle Dabos !
Notre petite Ophélie a bien changé depuis le premier tome ! La jeune femme maladroite, discrète, un peu effacée et qui avait tendance à subir les événements commence ici à prendre véritablement son destin en main. Et ça, nous avons adoré !
Ophélie enquête, prend des risques, se débrouille seule et n’hésite plus à aller chercher les réponses dont elle a besoin. Elle est beaucoup plus déterminée et surtout, elle devient véritablement actrice de sa propre histoire. Elle conserve évidemment ses doutes, ses maladresses et ses petites failles, (ce qui fait d’elle elle en somme) mais on sent qu’elle a mûrit et qu’elle commence enfin à comprendre qu’elle ne peut pas éternellement laisser les autres décider pour elle.
Et puis évidemment… il y a Thorn. Ah Thorn !
Même lorsqu’il est absent, il est finalement toujours là, quelque part dans les pensées d’Ophélie. Leur relation prend d’ailleurs une toute autre dimension dans ce troisième tome, avec la distance, le manque et toutes les interrogations qui entourent sa disparition.
Et alors là… niveau “slow burn”, Christelle Dabos ne nous épargne pas ! 😂
On est clairement sur du « je t’aime mais je ne sais pas comment te le dire », du « je pense à toi mais je vais surtout faire comme si ce n’était pas le cas » et du « bon sang, mais communiquez donc ! » Hein ! On a parfois envie de secouer les deux personnages, mais en même temps, c’est aussi ce qui rend leur relation tellement particulière. Il y a énormément de choses qui passent dans les silences, les gestes et les non-dits et, malgré leurs caractères pour le moins particuliers, on sent que leur attachement évolue.
Mais La Mémoire de Babel, ce n’est pas uniquement Ophélie et Thorn. Ce troisième tome permet surtout à Christelle Dabos d’élargir considérablement son univers et de commencer à nous donner davantage de réponses sur les grandes questions qui entourent la saga.
Qui sont réellement les esprits de famille ? Quelle est la véritable nature de « Dieu » ? Qu’est-ce que l’Autre ? Pourquoi ce monde est-il en train de se fissurer ? Et surtout, quel est le lien entre toutes ces mystérieuses histoires ?
Bon… évidemment, quand je dis « davantage de réponses », ça ne veut pas dire que nous avons toutes les réponses, hein ! Parce que l’autrice est plutôt du genre à nous donner une réponse pour nous offrir immédiatement trois nouvelles questions derrière.
Et finalement, c’est aussi ce qui nous plaît dans cette saga. On découvre petit à petit les différentes arches, leurs fonctionnements, leurs cultures et leurs secrets, et on comprend surtout que tout est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.
Après le Pôle, Babel permet également de montrer une autre facette de ce monde. Là où le Pôle était marqué par les esprits de famille, la noblesse, les intrigues et une certaine forme de cruauté, Babel est davantage tournée vers le savoir, la technologie, la communication et l’image. Deux sociétés complètement différentes mais qui, finalement, cachent toutes les deux leurs propres points négatifs / dangers.
Alors oui, on ne va pas se le cacher, le rythme peut parfois être un peu dense. L’arrivée à Babel demande un petit temps d’adaptation et les descriptions sont nombreuses. Il faut prendre le temps de comprendre cette nouvelle arche et ses codes. Mais personnellement, je trouve que cela participe aussi au charme de l'univers. Christelle Dabos ne nous sert pas un décor en carton-pâte : elle construit véritablement un monde avec ses règles, ses habitudes, ses contradictions et ses mystères.
Et plus on avance, plus on comprend que cette histoire dépasse largement les petites intrigues que nous avions pu découvrir dans les premiers tomes. La grande histoire se met en place. Les pièces du puzzle commencent à s’assembler. Et forcément, nous, on veut savoir !
Et puis arrive la fin…
Cette fin est particulièrement intense et surtout extrêmement frustrante. 😱
Comme les deux tomes précédent, l’autrice nous laisse avec un cliffhanger qui remet complètement les enjeux sur la table et qui donne surtout très, très envie de se jeter immédiatement sur le quatrième tome. Et forcément, quand on arrive à ce stade d'une saga, c'est plutôt bon signe ! Enfin, moi ça me rassure !
Avec “La Mémoire de Babel”, nous avons donc retrouvé Ophélie et cet univers si particulier avec beaucoup de plaisir. Nous avons aimé découvrir Babel, son côté moderne et cosmopolite, ses technologies, ses mystères et surtout cette nouvelle société qui tranche complètement avec celle du Pôle.
Mais ce que nous avons surtout apprécié, c’est l’évolution d’Ophélie. On la voit grandir, prendre confiance, faire ses propres choix et surtout arrêter progressivement de subir les événements. Elle reste Ophélie, avec ses maladresses et ses doutes, mais elle devient beaucoup plus forte et déterminée.
Autant vous dire qu'après avoir refermé “La Mémoire de Babel”, une seule question nous trotte dans la tête : mais qu’est-ce qui va bien pouvoir se passer dans “La Tempête des échos” ?!
Affaire à suivre donc… et quelque chose me dit que la tempête risque d’être sacrément violente ! 😉





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire