19 oct. 2016

"Au pays" - Tahar BEN JELLOUN





Mohamed, un personnage décapant !




Année de parution : 2009
Nombre de pages : 189
ISBN : 978-2-07-011941-7
Editions : Gallimard

Résumé (quatrième de couverture) :

A quelques mois de la retraite, Mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled. Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines; il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence.

Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants. Un retour " au pays" qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait.

Citations :

« Le racisme lui faisait horreur et, du fait de ce souvenir particulier, il était convaincu que la couleur de peau et la pauvreté se conjuguaient facilement pour rejeter un être humain dont le seul tort était de ne pas être riche avec une peau claire. »

« Difficile de parler à nos enfants de nos racines, ils ne savent pas ce que ça représente pour nous ! Mais erreur, mon frère, ce n’est pas leur pays, je t’explique, c’est ton pays, toi tu y es attaché, eux le regardent avec des yeux d’étrangers, la plupart ne parlent même pas la langue, alors, il faut dire la vérité ! »

« Tout est écrit. Rien n’arrive par hasard, en même temps il sait que l’être est responsable de ce qu’il fait. »

Quelques mots sur l’auteur :

Tahar BEN JELLOUN est un écrivain, poète et peintre marocain né en 1944 à Fès (Maroc). Il est titulaire du prix Goncourt pour son roman La Nuit Sacrée en 1987.

Après avoir fréquenté une école primaire bilingue arabo-francophone, il étudie au lycée français de Tanger, puis fait des études de philosophie à Rabat, où il écrit ses premiers poèmes. Il enseigne ensuite la philosophie au Maroc. Mais, en 1971, à la suite de l'arabisation de l'enseignement de la philosophie, il doit partir pour la France, n'étant pas formé pour la pédagogie en arabe. Il s'installe à Paris pour poursuivre ses études de psychologie.
À partir de 1972, il écrit de nombreux articles pour le quotidien Le Monde. En 1975, il obtient un doctorat de psychiatrie sociale. En 2008, il est élu membre de l'Académie Goncourt, en remplacement de François Nourissier démissionnaire.
Il écrit plusieurs ouvrages pédagogiques (tel que Le Racisme expliqué à ma fille, 1998, ou l'Islam expliqué aux enfants 2002), et il est régulièrement sollicité pour des interventions dans des écoles et universités marocaines, françaises et européennes.

Maintenant, place au livre !

Mohamed est un homme d’une soixantaine d’années. Il est marocain, arrivé en France dans les années soixante.
Marié à une arrière cousine comme le veut la tradition, il a eu cinq enfants, tous nés en France.
Quant à lui, il est né au Maroc et a le mal du pays.

Sa culture c’est le bled et l’islam.
Il a basé toute sa vie sur le coran et son travail à l’usine.
Maintenant qu’il arrive à l’âge de la retraite, il a peur !

Que va-t-il faire de ses journées ? Est-ce que ses enfants vont revenir habiter avec lui et sa femme comme ont toujours vécus ses aïeuls, en tribu ?
En tout cas, c’est son rêve.

Alors le jour de l’entraite (la retraite), il s’en va au Maroc pour y construire la plus grande maison du village, pour y accueillir toute sa famille, une maison aussi grande que son cœur.

On découvre à travers ce livre beaucoup de vérités, d’incompréhensions et de questionnements.

Tahar Ben Jelloun, à travers ce livre a su décrire en toute impartialité les avantages et inconvénients de la France et du Maroc.

Certes, le personnage de Mohamed est parfois agaçant, mais il est plein de vérité que je pense nous nous parerons aussi un jour.

Bonne lecture !

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