8 sept. 2016

"Un tueur si proche" - Ann RULE


Résumé (quatrième de couverture) :

Pour le meilleur et pour le pire, Ted Bundy a fait partie de ma vie pendant dix-huit ans. Ted le monstre. Le monstre-tueur-violeur. Celui-là même avec qui je passais des nuits à secourir des correspondants en détresse, des candidats au suicide. J'entends encore la patience et la sympathie qui perçaient dans sa voix. Je me rappelle la sollicitude avec laquelle il m'escortait jusqu'à ma voiture au petit matin, au cas où... Quand une vague de meurtres de jeunes filles ensanglanta le pays, j'eus droit, en tant qu'ancien membre de la police, à la primeur des informations. Et un beau jour, on m'annonça que les soupçons se portaient sur mon ami. Seule une preuve absolument irréfutable m'amena à accepter l'idée que cet homme était le plus épouvantable des tueurs en série qu'aient connu les États-Unis...

Maintenant, place au livre !

Époustouflant !

Il s'agit de la vie d'un monstre génial, certes, cultivé, propre sur lui, beau, intelligent, charmant, parfois dévoué, mais un monstre quand même et malgré l'incertitude développée par Rule, à aucun moment, je n'ai eu de pitié pour un tel homme, qui n'a ni regretté, ni avoué ses crimes.
Les victimes, des belles filles, pleines de sève, à l'aube de leur vie, ont été plus sauvagement abattues que du bétail dans un abattoir, abandonnées là où elles ne risquaient pas d'être trouvées, dans ce but, en toute conscience, d'éviter la justice des hommes.

L'homme Bundy est né sans père et sans autre reconnaissance que celle de sa mère qui n'a pas crû bon de lui donner un prénom, longtemps il considérera cette femme comme sa sœur et ses grands-parents comme ses parents.
La terre se serait écroulée sous ses pieds lorsqu'il connaîtra cette vérité qui, pour certains experts psychiatres serait le détonateur de sa folie. Pour d'autres, la rupture, brutale, d'avec la première et, peut-être, seule femme qu'il a aimée, rupture du fait de cette dernière, aurait engendré cette folie meurtrière.

Ann Rule nous présente ce monstre comme un garçon affable, attentionné, courtois, fort intelligent et brillant. Il l'accompagne à sa voiture après leur travail commun de bénévolat au CAU, attendant son départ pour s'assurer qu'elle ne risquait plus rien de fâcheux. Cette dualité, ce dédoublement de la personnalité ne se révélera au yeux de l'auteure qu'au moment où il n'était plus possible de nier l'évidence.

Pour un thème aussi difficile à relater, à conter, on peut dire que l'auteure s'en sort honnêtement, voire avec mention. Ce livre n'est pas désagréable à lire si on occulte la personnalité de ce boucher que fut Bundy.

Je vous invite à découvrir cette histoire vraie qui a bouleversée l'Amérique...

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